11 déc. 2011

La marque (Kushiel#1)

Phèdre aime bien se faire fouetter. Ça vous choque? Alors passez votre chemin car c'est un peu le point central de La marque, le premier tome de Kushiel, la trilogie fantasy de Jacqueline Carey . Perso, ça m'a bien surpris au début. Il faut dire que je ne l'avais pas vu venir, la quatrième de couverture nous vantant un "don unique, cruel et magnifique" sans rentrer dans les détails. Je pensais à un pouvoir magique bizarre et impressionnant du style je crache du feu et je contrôle le temps, ou une connerie dans ce style. Ben non, c'est juste que la miss aime bien qu'on lui fasse mal au lit. Et c'est là que je dis chapeau à l'auteur, qui a quand même réussi à bâtir un roman de plus de 500 pages sur les tribulations d'une prostituée SM.

Car dans son monde - un pays ressemblant à la France de la Renaissance, mais qui serait passée par le moulinet de tous les fantasmes de nos amis américains- Phèdre est une prostituée de luxe. Vendue par ses parents à un bordel (de luxe) alors qu'elle n'est qu'une toute jeune fille, elle est ensuite recueillie par un noble qui la forme à devenir plus qu'une simple courtisane et l'utilise pour soutirer des secrets à ses clients. La fameuse confession sur l'oreiller. Malheureusement, toutes ces petites intrigues vont finir par mettre Phèdre dans la mouise, et elle va se retrouver embarquée dans tout un tas d'aventures.

Dans l'ensemble, c'est plutôt un bon roman. Les trois premiers quarts sont tout bonnement excellents. Le monde de Terre d'ange est très bien construit, malgré son nom ridicule. Les différentes strates composant cette société et le système religieux sont bien exposés. Les scènes de sexes sont subtilement décrites et assez bien dosées, ce qui est à souligner car avec une héroïne SM, on aurait facilement pu basculer dans le graveleux  glauque, ce que l'auteur évite avec brio. Plusieurs sujets sont traités : le passage à l'âge adulte et la découverte de la sexualité, les méandres du pouvoir où sexe et politiques sont étroitement liés, l'amour, la guerre et la trahison. Bref,  on ne s'ennuie pas une seule seconde. 

Les choses commencent à se gâter après les trois premiers quarts. Phèdre, qui était déjà assez exaspérante, devient carrément gonflante. Sa manie de balancer des "si j'avais su" toutes les trois pages m'a vite donné envie de la noyer. Les personnages secondaires, bien développés dans la première partie, perdent tout relief et ne deviennent plus que des faire-valoir dont le seul rôle consiste à souligner sa grande intelligence, sa grande beauté et son grand courage. Au bout d'un  moment ça lasse. Les quelques scènes de bataille sensées donner un peu d'épique à l'intrigue sont maladroitement décrites et donnent envie de sauter des pages. N'est pas Bernard Cornwell qui veut.

Mais bon je pinaille un peu. Au final, La Marque reste un roman flamboyant et divertissant rempli de mystère, d'action, et de sexe un peu épicé. Le tout enveloppé dans un univers tout en sensualité et en crinoline. Un bon moment de lecture.

Titre VF : La marque (Kushier#1)
Titre VO : Kushiel's dart (Kushiel's lagacy#1)
Auteur : Jacqueline Carey
Genre : Fantasy

15 nov. 2011

Salem

Ben Mears, écrivain à succès  traumatisé par la mort de sa femme, revient dans la ville de son enfance pour y écrire son prochain roman. Il s'installe dans une pension coquette et tombe amoureux d"une fille du coin. Le bonheur semble à nouveau à sa portée. Mais d'étranges évènements se produisent à Salem. Un enfant disparait, et les habitants se conduisent d'une manière étrange. Et puis, quel est ce mystérieux antiquaire qui vient de racheter la lugubre maison Marsten qui, du haut de la colline, jette sur la ville son ombre démoniaque?








 Alors c'est bien?

Salem est un livre de vampires, mais ces derniers ne sont qu'un prétexte. Ce qui intéresse le King c'est la petite ville de Jérusalem et ses habitants. Il se délecte à nous narrer leurs histoires, leur peurs et leurs espoirs, les petites trahisons et les vieilles haines. Salem est une ville vivante, que l'arrivée des vampires va tuer petit à petit. Il faut d'ailleurs attendre prés de la moitié du roman pour voir arriver le premier d'entre eux et c'est une petite déception. On dirait un Dracula de pacotille, avec ses grandes phrases et rires sardoniques. Si vous voulez flipper allez plutôt voir du coté de sa "progéniture" qui envahit petit à petit la ville. Particulièrement le gosse. mais il n'y a pas grand mérite à cela, les enfants maléfiques sont toujours très flippants.

Autre déception, King peine à construire l'ambiance oppressante qui fait sa particularité. Pour moi, le récit est  trop long et les attaques de vampires tellement noyées dans la masse qu'il lui est presque impossible de faire monter la tension. C'est plutôt les montagnes russes. On alterne de grands moments de trouille avec les descriptions interminables du quotidien des uns et des autres.

Mais ce qui m'a vraiment marquée en lisant Salem, c'est l'impression que j'ai eue de parcourir le brouillon de Shining. On y retrouve de nombreux thèmes communs aux deux romans. L'écrivain maudit (Ben Mears/Jack Torrence), l'enfant qui doit se débrouiller seul face à des phénomènes qui le dépassent (comme ceux de Danny, les parents de Marc ne lui sont d'aucun secours), la maison hantée (la maison Marsten/l'Overlook Hotel) et surtout, on peut voir s’esquisser dans Salem l'idée qui donnera forme au plus grand roman du King :  le don du Shining.


Titre VF : Salem
Titre VO : Salem's lot
Auteur : Stephen King
Genre : Horreur

Les 10 personnages avec qui je ferais bien ma vie


Un retour au top ten pour un sujet assez sympathique. Les 10 personnages avec lesquels on ferait bien sa vie.

Adam (Saga Mercy Thompson) :  Beau gosse, romantique, fort. Que demande le peuple?

Bones (Chasseuse de la nuit) : Le physique et l'humour en plus! Avec un petit coté immortel qui ne manque pas de charme.

Harry Dresden (les dossiers Dresden) : Alors là c'est mon coté infirmière qui parle. Sa petite tendance dépressif me donne envie de lui faire des câlins.

Harry Bosch (Saga Harry Bosch) : Parce que j'ai envie qu'il m'emmène dans sa maison sur les collines de Los Angeles, et que l'on l'on écoute du jazz en sirotant du bon vin. 

Derfel (La trilogie du roi Arthur) : Courageux, puissant et fidèle jusqu'à la mort. Le meilleur du chevalier.

Cyrano (Cyrano de Bergerac) : Compense son physique ingrat par un esprit hors pair. On aurait envie de l’écouter nous réciter des poèmes toute notre vie.

Peeta Mellark (Les Hunger Games) : Là, c'est mon coté couguar qui parle, mais un petit jeune prêt à se sacrifier pour moi...je signe tout de suite!

Ryo Saeba (City Hunter) : Sous ses airs de coureur de jupons se cache un grand cœur sensible et solitaire. Et je suis sure que ce serait un bon coup.

D'Artagnan (Les trois mousquetaires) : Un pour tous...tous pour lui sauter dessus!


Top Ten Tuesday est un rendez-vous initié par le blog américain The Broke and the Bookish, et repris en France chez Iani

13 nov. 2011

Neuf princes d'Ambre (Le cycle des princes d'Ambre #1)


Un amnésique s'échappe d'un hôpital psychiatrique après avoir découvert le nom de la personne qui l'a fait interner  : Flora, sa propre sœur. Celle-ci lui révèle qu'il se nomme Corwin, et qu'il est l'un des neuf frères qui se disputent le pouvoir au royaume d'Ambre, le seul monde réel dont tous les autres sont des reflets, des ombres ; que les princes d'Ambre ont la faculté de parcourir ces univers parallèles par la puissance de leur seule volonté. Recouvrant peu à peu la mémoire, Corwin entame un périlleux voyage en direction d'Ambre, glissant d'ombre en ombre dans le but de disputer au prestigieux Éric, le plus brillant des princes, le trône du royaume.

     
 Alors c'est bien?

 Bilan en demi teinte pour ce premier tome de la série des princes d'Ambre.

La première partie est excellente. L'amnésie de Corwin donne du souffle à l'intrigue et nous tient en haleine pendant les 100 premières pages. Privé de tout souvenir, celui ci doit réapprendre qui il est et d'où il vient. Il met en place petit à petit les pièces du puzzle, ce qui permet à Zelany d'immerger progressivement son lecteur dans l'univers d'Ambre et de ses nombreux mondes reflets. Les problèmes de mémoires de Corwin le rendent également très sympathique et permettent de créer une véritable empathie pour ce personnage complètement déboussolé, plongé au milieu d'évènements auxquels il ne comprend rien. Les relations qu'il entretient avec ses frères (et sœurs) - mélange de respect, de haine et d'amour - sont intéressants et font en grande partie l'intérêt de l'intrigue.

Et puis Corwin retrouve la mémoire et patatras! Tout part en sucette. Ce dernier devient pratiquement  indestructible et avec ses souvenirs lui vient une arrogance qui par moment frise le ridicule. Résultat, fini l'empathie, bonjour l'envie de lui donner une paire de claque. Mais ce n'est pas le pire. Le reste du roman se transforme soudain en une interminable guerre pour le trône d'Ambre, décrite de façon tellement ennuyeuse que j'ai failli sauter des pages à plusieurs reprises. Corwin lui même semble dépité par cette guerre dans  laquelle il n'a pas l'air plus impliqué que ça. Cette deuxième partie mollassonne a sérieusement mis du plomb dans l'aile de mon enthousiasme vis à vis de cette série, mais je tenterai quand même le tome suivant.

Titre VF : Neufs princes d'Ambre (Le cycle des princes d'Ambre #1)
Titre VO : Nine princes in Amber The Chronicles of Amber#1)
Auteur : Zelany Roger
Genre : fantasy

3 nov. 2011

Gretchen (Zombillénium#1)

Zombillénium est un parc d'attraction horrifique situé près de Valenciennes. Les monstres qui composent le personnel ont l'air plus vrais que nature. Et pour cause, ce sont vraiment des monstres. Aurélien, fraîchement décédé et transformé en vampire par la même occasion fait parti des nouveaux employés. Il a un peu de mal à s'habituer à son nouveau statut et fait beaucoup d'erreurs. Mais il va falloir que cela change vite car le licenciement n'est jamais loin. Et se faire virer de Zombillénium est plus dangereux que l'on croit.



Alors c'est bien?

Cette BD est un vrai petit régal.

Nous assistons au fonctionnement d'un parc d’attraction géré par des monstres et dont le personnel est entièrement composé de vampires, zombies, démons, loups garous etc...  Ces employés macchabées se font totalement exploiter. Pas de congés ni de vacances, et respect des horaires requis sous peine de licenciement. Et pour des morts, être licencié signifie plus que de pointer à l'ANPE. Arrive Aurélien, totalement à l'ouest, qui va compter sur la sorcière Gretchen pour l'aider à comprendre ce qui se passe et à se faire une place dans son nouvel univers.

Ce que j'ai vraiment apprécié dans cette BD c'est que sous des dehors humoristiques, c'est une vraie critique du monde de l’entreprise. On retrouve tous les soucis que peuvent rencontrer les salariés de n'importe quelle boite aujourd’hui. Les problèmes d'intégration, le stress, les horaires impossibles, et cette peur du licenciement qui trotte dans la tête de tout le monde.

Ajoutez à cela un graphisme agréable (étonnamment doux pour le sujet traité), des personnages très réussis, et vous avez le parfait cocktail pour passer un excellent moment.

Titre VF : Gretchen (Zombillénium #1)
Auteur : Arthur De Pin
Genre : Humour


25 oct. 2011

Les 10 livres dont je repousse sans cesse la lecture


La liste du jour concerne les 10 livres de notre PAL que l'on veut vraiment lire mais dont on repousse sans cesse la lecture.

Les contemplations (Victor Hugo) : J'adore cet auteur, mais m'attaquer à sa poésie me fait peur...

La cloche de détresse (Sylvia Plath) : En flânant sur Tumblr j'ai pu lire quelques uns de ses poèmes et suis immédiatement tombée sous le charme. Je me suis pressée d'acheter son seul roman mais ne l'ai toujours pas ouvert.

The Burning Land (Bernard Cornwell) : J'aime tellement cette série que je n'ai pas voulu attendre que ce tome soit traduit en français et me suis précipitée chez W Smith. Je le regarde avec adoration depuis plus d'un an mais n'ai toujours pas trouvé un moment pour m'y plonger

L'historienne et dracula (Elizabeth Kostova) : Je voulais absolument ramener un livre de Londre et il avait l'air sympa. Mais une fois rentrée à Paris je me suis rendue compte que pleins d'autres livres m'attiraient beaucoup plus que celui là.

Le temps n'est rien (Audrey Niffenegger) : Trouvé en occasion à un prix imbattable et l'intrigue a l'air originale. Il faudrait vraiment que je m'y mette.

La bête du Gévaudan : L'innocence des loups(Louis Michel) : Sûrement le livre le plus ancien de ma PAL. Je l'avais acheté après avoir vu le Pacte de loups au cinéma, car le mystère de la bête du Gévaudan m'intriguait. J'ai toujours envie de le lire, il faut juste que je le retrouve maintenant.

Les 6 femmes d'Henry VIII (Alison Weir) : Quand j'ai vu ce livre en occasion j'ai sauté dessus. J'avais prévu de le lire dans le bus. Ce que je n'avais pas prévu c'est qu'un livre de cette taille et de ce poids n'est pas pratique à trimballer...

Le passage (Justin Cronin) : L'histoire a l'air géniale, mais je n'ai toujours pas passé le cap

Le cri du loup (Patricia Briggs) : Moi qui adore Mercy Thompson, j'ai vraiment envie de connaître Anna, mais il y a toujours une autre aventure de Mercy qui se met entre nous.

Dr Jivago (Boris Pasternak) : Il prenait la poussière dans une boutique d'occasion et j'étais dans ma période littérature russe. Il prend la poussière dans ma bibliothèque à présent.

Top Ten Tuesday est un rendez-vous initié par le blog américain The Broke and the Bookish, et repris en France chez Iani.

20 oct. 2011

Le projet Blair Witch

La luxuriante forêt que le train fantôme traverse maintenant regorge sûrement de magnifiques choses à admirer. D'ailleurs, des étudiants en cinéma sont récemment allés y faire un reportage. Ils ne sont toujours pas revenus, nul doute qu'ils doivent bien s'amuser.

« En octobre 1994, trois étudiants en cinéma disparaissaient dans les bois près de Burkittsville, Maryland, pendant le tournage d’un documentaire. Un an plus tard, leur film était retrouvé. »


A sa sortie le projet Blair Witch a connu un succès retentissant, notamment grâce à un moyen de promotion quasi inconnu à l'époque : le marketing viral. Nous somme en 1999, une info bizarre circule sur le réseau. Il paraît qu'un documentaire flippant va sortir au ciné. Une histoire d'étudiants américains disparus et de sorcière. Du coup tout le monde s'excite et se rue dans les salles. Sauf moi. Du haut de mes 15 ans, je ne voulais pas entendre parler de ce truc, j'avais trop la trouille.

Il faut dire que les réalisateurs avaient mis le paquet pour promouvoir leur faux documentaire : site présentant les choses de manière « véridique », acteurs inconnus, tournage ultra secret et figurants locaux, rien n'était laissé au hasard. Le grand atout du Projet Blair Witch, était sa campagne promo. Plus de 10 ans après, je prends mon courage à deux mains et visionne le film pour le challenge halloween.

Son principal problème, c'est qu'il ne se passe pas grand chose. Les réalisateurs ont misé sur le coté véridique de l'expérience -caméra qui tressaute, bruits suspects- mais c'est loin d'être suffisant pour effrayer. Le film pourrait se résumer de la manière suivante : les trois jeunes marchent, voient des choses (des arbres), marchent, entendent des bruits, marchent, s'engueulent, marchent, s'engueulent, se perdent, marchent... Le cadrage approximatif, s'il met l'accent sur l'aspect véridique, atténue complètement le côté effrayant. A un moment ils se font attaquer par un truc dans leur tente, mais ça ne fait pas peur. On ne comprend pas trop ce qui se passe, vu qu'on ne voit rien.  On a pas assez de choses à se mettre sous la dent, tout simplement, et même si les réalisateurs réussissent à faire monter la tension petit à petit, jusqu'à la scène finale, ce n'est pas suffisant. A la base, je suis pourtant une adepte du "quand c'est suggéré c'est plus effrayant", mais là ça ne fonctionne pas.

Pourtant, une fois que l'on comprend qu'on aura pas peur, le film est intéressant. Il montre comment la peur transforme les gens et les relations qu'ils ont entre eux. On voit petit à petit la bonne entente entre les trois protagonistes se détériorer sous l'effet de l'épuisement et du stress. Ils s'en prennent de plus en plus les uns aux autres, s'accusent mutuellement d'être responsables de tous leurs malheurs et dans le même coup font des erreurs qui profitent à la fameuse sorcière.

A voir donc, mais plus pour le côté "étude comportementale". Ne vous attendez pas à avoir les chocottes, vous seriez déçus.


Film vu dans le cadre du challenge Halloween
Prochaine étape du train fantôme : Le parc d'attraction!
Étape précédente :  Le village zombie

 

Titre VF : Le projet Blair Witch
Titre VO : The Blair Witch project
Réalisateurs : Daniel Myrick, Eduardo Sánchez
Acteurs : Heather Donahue, Joshua Leonard, Michael C. Williams Genre : Horreur

18 oct. 2011

Top Ten Tuesday : Mes 10 personnages principaux préférés



Aujourd'hui dans Top Ten Tuesday, nous parlons de nos personnages principaux préférés. Vous verrez que la plupart des miens sont des personnages de saga. Je trouve cela assez logique quand j'y réfléchis car il est plus facile pour un auteur de développer efficacement son personnage sur plusieurs volumes et le lecteur qui le suit a donc plus de raisons de s'y attacher. Même si certains personnages sont tellement forts qu'ils n'ont besoin que d'un livre pour vous prendre aux tripes et rester avec vous à jamais.

Harry Bosch (Saga Harry Bosch de Michael Connelly) : Je suis tombée amoureuse du flic torturé de Los Angeles dès sa première aventure. Je continue la série plus pour lui que pour ses enquêtes, même si celles ci sont toujours excellentes. Traumatisé par son enfance et son expérience au Vietnam, il réveille l'infirmière et la psy qui sommeillent en moi. 

Derfel Cadarn (La saga du roi Arthur de Bernard Cornwell) : Comme son nom ne l'indique pas, le vrai héro de la trilogie, c'est lui. Fidèle chevalier d'Arthur, il nous raconte les aventures de son seigneur dont la vie est étroitement liée à la sienne. Ce personnage est particulièrement bien réussi, crédible pour un guerrier de l'époque bretonne, très bien développé et pas si rustre qu'on pourrait croire.

Jane Eyre (Jane Eyre de Charlotte Brontë) : Cela peut sembler un peu convenu mais j'adore Jane. Elle représente pour moi le summum de l’héroïne romantique.

Mercy Thompson (Saga Mercy Thompson de Patricia Briggs): J'adore la petite garagiste métamorphe amoureuse d'un loup garou, dont les aventures surnaturelles sont toujours un régal. C'est une super héroïne de bitlit qui déjoue tous les pièges du genre et dont le développement s'intensifie de volume en volume.

Le Petit Prince (Le Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry) : Ce petit garçon m'a apprivoisée à tout jamais.

Peter Pan (Peter Pan de J.M Barrie) : Ma mère me lisait ses aventures quand j'étais toute petite et j'ai fini par le considérer comme mon pote. 

Cyrano (Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand) : Un des meilleurs personnages de littérature selon moi. Magistral, flamboyant, désespéré, son destin tragique me fend  le cœur.

Gally (La saga Gunnm de Yukito Kishiro) : Personnage attachant et profondément émouvant, Gally, la cyborg sans mémoire représente mon entrée dans le monde du manga. Son univers extrêmement violent me fascine et me dégoûte en même temps, mais j'ai toujours admiré sa force de caractère et sa combativité.

Cadichon (Mémoires d'un âne de la comtesse de Ségur): Ouaip! Un âne! Mais un âne génial! Intelligent et tout, et surtout très têtu. Il lui manque que la parole. En tout cas cela ne l'empêche pas de nous raconter sa vie, qui n'est pas toujours rose J'aime beaucoup cette bestiole pleine de ressource, qui finira par trouver le repos auquel il aspire tant.

Mathilda (Mathilda de Roan Dahl): Comme tous enfants qui aiment lire, je me suis totalement identifiée à cette petite fille aux pouvoirs extraordinaires, même si je n'ai jamais réussi à développer des dons de télékinésie tels que les siens.

Top Ten Tuesday est un rendez-vous initié par le blog américain The Broke and the Bookish, et repris en France chez Iani.

10 oct. 2011

Passé recomposé (The Walking Dead #1)

Deuxième arrêt du train fantôme : vous vous réveillez un peu groggy et en profitez pour sortir faire quelques pas. Quel endroit calme, un peu trop peut être... la gare est déserte, la ville à l'air abandonnée. Quoique... Il semble y avoir de l'agitation un peu plus loin. Entendez-vous ces grognements? Si nous allions jeter un coup d’œil ?

Quand Rick se réveille à l’hôpital après un long coma, les choses ont un peu changé. Les gens ont l'air... différents. Ils sont peu tous morts en fait. Le pire, c'est qu'ils ne reposent pas en paix. Ils sont plutôt du genre à se promener dans les rues en quête de chair fraîche. Tu parles d'un choc pour le pauvre Rick, qui a connu réveil plus tranquille. Inquiet pour sa femme et son fils dont il n'a aucune nouvelle,  il part à leur recherche à travers un monde dévasté. Serait-il le seul être humain encore vivant?

Passé décomposé est le premier tome de la série The Walking Dead, qui raconte les aventures d'un groupe de survivants dans un monde apocalyptique infesté de zombies. Mais ceux-ci ne sont qu'un prétexte à l’exploration des relations humaines dans un monde où tous les repères ont disparu et où plus aucune structure sociale n'est là pour protéger les individus. On se rend vite compte à la lecture de ce premier tome, que ce ne sont pas les zombies les plus dangereux dans l'histoire.

Ces derniers sont plutôt bien exécutés, on sent presque leur puanteur sortir de la BD. Ils grouillent toujours en arrière plan, planant comme une ombre sur le petit groupe de survivants. Mais on ne peut pas s'empêcher d'être désolé pour eux, car de petits détails nous rappellent constamment qu'ils ont été des êtres humains. Le dessin est dur et froid et le noir et blanc renforce le coté dramatique de la situation. Les scènes gores ne sont pas gratuites et ont toujours du sens par rapport à l'intrigue. C'est un très bon premier tome qui donne envie de découvrir la suite.

Livre lu dans le cadre du challenge Halloween
Prochaine étape du train fantôme : le Cimetière et sa Crypte!
Étape précédente :  La maison hantée

Titre VF : Passé recomposé (The Walking Dead #1)
Titre VO : Days Gone Bye (The Walking Dead #1)
Auteur : Robert Kirkman, Tony Moore
Genre : Horreur

5 oct. 2011

Shining-l'enfant lumière

Pour cette première étape, le train fantôme fait un arrêt dans un petit hôtel niché dans les montagnes du Colorado : l'Overlook Palace. Ce Charmant établissement possède une histoire intéressante, émaillée de meurtres et disparitions en tout genre. Mais ne nous laissons pas impressionner par ce terrible passé, d'autant qu'un nouveau concierge vient de s'installer avec sa petite famille. Il a l'air vraiment sympathique, nul doute que nous serons en sécurité avec lui.

Acclamé par les lecteurs et la critique, Shining-l'enfant lumière est le troisième roman de Stephen King. Publié en 1977, juste après ses deux précédents best-sellers, Carrie et Salem, il est rapidement devenu un classique du roman d'horreur et une référence littéraire. Pour moi, c'est clairement son meilleur roman. Je l'ai donc relu avec grand plaisir pour le challenge halloween.

Je ne sais pas trop par ou commencer tellement il y aurait de choses à dire, mais si vous vous attendez à des membres arrachés, des fantômes hideux, des monstres partout et du sang en pagaille, passez votre chemin car vous serez affreusement déçus. L'horreur, dans Shining, est diffuse. Elle s'insinue doucement au fil des pages, prenant racine dans les plus simples objets du quotidien, rampant dans les moindres recoins des esprits et des chambres de l'hôtel. Je me suis retrouvée enfermée dans ce bâtiment au passé trouble, prise au piège par la neige et dans l'impossibilité de m'enfuir.... la description des chambres, des couloirs et des environs donnent l'impression d'une présence, invisible mais omniprésente. L'hôtel semble vivant et il a pas l'air sympa.

Arrivent Jack, Danny et Wendy : famille à la dérive et qui compte sur l'hôtel pour prendre un nouveau départ. Mauvaise pioche car Jack, psychologiquement fragile, va peu à peu subir son influence maléfique et sombrer dans la folie. Cette dégénérescence contribue en grande partie au sentiment d'horreur que j'ai ressenti tout au long de la lecture. Jack est l'incarnation de l'échec. Il est plein de bonne volonté et essaie de s'en sortir mais échouera à tous les niveaux : professionnel, individuel, et familial. Le pire dans tout ça c'est qu'il est attachant. Malgré ses défauts et démons intérieurs, c'est un père et un mari aimant. Alors même si j'ai eu vraiment peur pour Danny, je n'ai pu m'empêcher d'être désolée pour Jack. Ce dernier représente d'ailleurs la figure de l'écrivain maudit, présent dans plusieurs romans de Stephen King.

Mais Shining n'est pas seulement effrayant. C'est aussi un livre sur l'enfance et l'innocence perdue. Danny et son père ont une relation privilégiée, mais la folie de Jack l'amène à trahir son fils. Stephen King montre qu'il sait parfaitement bien retranscrire ce qui se passe dans la tête d'un gamin de cinq ans, isolé et effrayé, pour qui les adultes ne sont d'aucun secours.

Dans ce livre, Stephen King montre qu'il est plus que le "grand maître de l'horreur". C'est un conteur capable de décrire les plus subtils mécanismes et nuances de la peur dans ce qu'elle a de plus banal et de plus familier, sans verser des litres d'hémoglobines. Son roman vous prendra par les tripes et ne vous lâchera pas avant la dernière page.

Livre lu dans le cadre du challenge Halloween. Prochaine étape du train fantôme, le village zombie!

Titre VF : Shining / L'enfant lumière
Titre VO : The Shining
Auteur : Stephen King
Genre : Horreur

1 oct. 2011

Le train fantôme



Le mois d'octobre! le mois d'halloween!!!!!! Mwah ah ah ah ! Même si je suis totalement contre cette fête américaine que la société de consommation tente de nous imposer, histoire de nous faire encore dépenser nos sous, cela ne m'empêche pas de la fêter à chaque fois. Voui les amis, je ne suis pas à une contradiction près! Chaque année, c'est donc fête déguisée et/ou soirée films d'horreur et là je rajoute ce petit challenge très sympathique organisé par  Lou et Hilde du 1er octobre au 2 novembre.

Ce challenge comporte plusieurs formules que je vous laisse découvrir sur leurs sites. Pour ma part j'ai choisi d'embarquer sur le train fantôme, dont le trajet à travers le mois d'octobre se ponctuera de plusieurs étapes que vous pouvez trouver ci dessous.

Étape n°1, le 5 octobre 2011   : La célèbre, l'incontournable Maison hantée !

Étape n°2, le 10 octobre 2011 : L'effrayant village Zombie

Étape n°3, le 15 octobre 2011 : l'inégalable Cimetière et sa Crypte !

Étape n°4, le 20 octobre 2011 : la Forêt interdite !

Étape n°5, le 25 octobre 2011 : la tranquillité, la quiétude de l'école, du lycée, du campus

Étape n°6, le 30 octobre 2011 : L'infernal parc d'attraction !


29 sept. 2011

13 balles dans la peau (Vampires #1)

Laura Caxton est membre de la brigade routière dans une petite ville de Pennsylvanie, une affectation plutôt tranquille pour un flic. Mais voila qu'elle retrouve les restes de 3 personnes dans le coffre d'une voiture. Apparemment, les meurtres sont l'oeuvre d'un vampire, or ces derniers sont censés avoir disparu dans les années 1980, décimés par un agent fédéral nommé Arkeley. Tous, sauf un. Une femme, gardée prisonnière par le gouvernement dans le plus grand secret et qui pourrait bien être à l'origine de l'attaque. Obligée de faire équipe avec Akerley, revenu exprès pour l'enquête (et pour malmener ses nerfs), Laura se rend vite compte que ces vampires là s'intéressent particulièrement à elle, pour une raison qui lui échappe et qu'elle doit découvrir au plus vite si elle veut rester en vie.


Alors c'est bien?

Je suis dans une période vampire en ce moment. A peine 13 balles dans la peau  terminé voila que je me précipite sur Salem de Stephen King. Mais ces vampires là font du bien, si l'on peu dire. Ils changent un peu de cette vague romantique qui nous submerge en ce moment. Là, on revient au concept des bons vieux monstres dégueulasses, qui tiennent plus de l'animal que du zombie civilisé. Il ne reste rien d'humain en eux. Ils sont vraiment vicieux les petits salopiauds et pas sexy pour un sous! On est bien loin d'Edward, Bones, Jean-Claude etc... Franchement, ils ne font pas envie! Alors ok, ils disposent d'une force hors du commun, mais leur transformation physique et leur soif de sang continuelle sont une souffrance pour eux. On les plaint plus qu'on les craint et c'est dommage car on sent que l'auteur a voulu créer une atmosphère gore et angoissante. Pour le gore, c'est totalement réussi mais pour l'angoisse, on repassera.

13 balles dans la peau est un petit roman sans prétention mais agréable à lire. Le style n'est pas transcendant, mais son rythme effréné nous tient en haleine de bout en bout. Le tandem Akerley/Caxton fonctionne bien, sans risque que cela dévie sur une relation romantique, vu l'âge du monsieur et les préférence sexuelles de la demoiselle. Je vois plus une relation père/fille se développer (à la Buffy/Giles) et cela me plaît bien. Wellington a une vision plutôt originale du vampire - oui, oui, c'est encore possible. La transformation est le fruit d'une malédiction et ne se produit que si la personne concernée se suicide. Plutôt malin comme méthode.

Cela vaut il le coup de ce lancer dans la suite de la série ? Je ne sais pas. Ce genre de récit peut vite devenir répétitif et je ne vois pas trop ce que Wellington peut apporter de plus à son univers, à part un développement plus approfondit de Laura et Akerley. Seulement je ne suis pas sure de vouloir en savoir plus sur eux. Ce genre de roman privilégie l'action aux personnages et il n'est pas génant que ceux ci soient survolés. Bon, je m'en vais continuer ma lecture de Salem, en espérant que les vampires du King voudront bien finir par se montrer.

Titre VF : 13 balles dans la peau (vampire #1)
Titre VO : 13 bullets (vampire #1)
Auteur : David Wellington
Genre : Horreur

27 sept. 2011

Top Ten Tuesday (France) [1]



Top Ten Tuesday est un rendez-vous initié par le blog américain The Broke and the Bookish, et repris en France chez Iani.

Cette semaine le thème est : les 10 livres que vous n'avez pas réussi à poser une fois commencés.

Voila ma liste :

1/ L'empire des loups de Christophe Grangé
 Au départ, je voulais juste lire les premières lignes histoire de m'occuper en attendant une amie. Au final, je suis repartie avec le livre que j'ai lu en 2 jours. J'étais à la fois choquée par son extrême violence et totalement absorbée par le suspense insoutenable.

2/La trilogie du Roi Arthur de Bernard Cornwell
Premier tome acheté à l'aéroport pour les vacances, trilogie lue en une semaine. Et je ne compte pas la journée consacrée à rechercher les 2 tomes restant dans toutes les librairies de la région. Avec ses personnages charismatiques, ses scènes de batailles épiques et son intrigue à couper le souffle, cette saga restera un de mes meilleurs souvenirs de vacances (et fait partie de mes livres favoris)

3/Shinning de Stephen King
LE livre que j'ai lu au boulot, cachée dans les toilettes.

4/ Contagion de Robin Cook
Premier tome des aventures du médecin légiste Jack Stapleton. Celui ci est légèrement suicidaire depuis qu'il a perdu sa famille dans un accident d'avion. Mais il va réaliser qu'il a moins envie d'en finir qu'il le croyait, lorsque de mystérieux tueurs s'en prennent à lui. Un bon polar très bien ficelé et doté d'un héro ultra attachant.

5/ Fascination de Stephanie Meyer
Et bien VOUI! Le premier tome de la saga est super. Bella veut Edward, Edward veut Bella, je veux qu'ils se roulent une grosse pelle et quand ça arrive c'est la fête! Dommage que les tomes suivants viennent tout gâcher.

6/ Jane Eyre de Charlotte Brontë
Envoutée par Jane et Rochester, j'en ai oublié de dormir.

7/ Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas
Le classique efficace. On a tout là dedans : des copains, de l'amour, du drame et de l'action. C'est l'ancêtre du roman d'espionnage et du buddy movie (ouais j'ai pas peur des comparaisons moi!).

8/Figth Club de Chuck Palahniuk
La première règle du Figth Club, c'est que tu vas même pas poser ton livre quand tu fais la cuisine. Ceux qui connaissent mes talents culinaires auront une idée précise de l'ampleur du désastre.

9/N'importe quel tome de la saga des soeurs Walsh de Marian Keyes
A la fois drôles et profondément émouvants, ces romans sont de petites pépites. Keyes sait à merveille traiter de sujets graves aussi bien que légers. Un régal!

10/Hunger Game tome 1 de Suzanne Collins
Sur un sujet sensible, surtout pour un livre jeunesse, mais très bien traité par l'auteur. Je me suis totalement laissée prendre par les mésaventures de Katniss.

17 sept. 2011

Un hivers de sang (Un monde sans dieux #1)


Dans un monde abandonné des dieux, une paix fragile règne entre les grandes lignées. Mais quand un ennemi ancestral surgit du passé pour reprendre sa place légitime, les clameurs de la guerre et les fracas des armes viennent briser le silence de l'hiver...

Un hiver de sang...







 Alors c'est bien?

Ouf! Je l'ai fait, je l'ai terminé! Et croyez moi ce ne fut pas une mince affaire. Pourtant Un hiver de sang est un roman d'épic fantasy flamboyant et magistralement bien exécuté. L'auteur maîtrise parfaitement son sujet et arrive à ne pas perdre son lecteur dans les méandres des différentes intrigues, et il y en a beaucoup. Mais il faut de la patience pour en venir à bout et le trop grand nombre de personnages n'aide pas le lecteur. 

On  suit  une multitude de protagonistes avec des destins qui se croisent et s'entrecroisent, ce qui fait qu'on a à peine le temps de se familiariser avec les uns qu'on passe déjà à d'autres. Certains personnages secondaires sont suivis pendant quelques pages et puis passent aux oubliettes. Leur présence est inutile à l'intrigue, ralenti le rythme et cela au détriment des personnages principaux. Ajoutez y des noms à coucher dehors et on frise l'indigestion. Heureusement qu'il y a un récapitulatif de tous les clans et de leurs membres à la fin du livre, sinon je serais toujours en train de me demander d'où sortent certains d'entre eux.
 
Par contre, ce que j'ai vraiment apprécié, c'est que l'on a le point de vue des deux adversaires. Même si les Lannis sont représentés comme les grands gentils de l'histoire, on comprend les lignées de la route noire et les motifs qui les animes. On ne peut pas totalement les détester, car au fond, leurs revendications sont légitimes. On voit à quel point les vieilles querelles peuvent perdurer au fil des siècles, et comment les victimes d'hier deviennent les bourreaux d'aujourd'hui.

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune avec :vepug,  Ptitetrolle

Titre VF : Un hivers de sang (Un monde sans dieux #1)
Titre VO : The godless world #1
Auteur :Brian Ruckley
Genre :  fantasy

29 août 2011

Au bord de la tombe (Chasseuse de la nuit #1)

Catherine Crawfield traque les vampires dans l'espoir de tuer son père. Mais en cours de route elle est capturée par Bones, un vampire chasseur de primes. Alors qu'elle s'attend à être vidée de son sang, elle a la surprise de se voir proposer une association : Bones aidera Cat dans sa quête et en échange fera d'elle une chasseuse hors pair.







Alors c'est bien?

Le premier tome de cette série, qui relate les aventure d'une jeune femme mi-humaine, mi-vampire, a été une très bonne surprise. A la base, je n'attendais rien de particulier de cette lecture. Je voulais quelque chose qui me permette d'avancer dans mon challenge ABC Fantasy/Bitlit et qui ne soit pas trop épais pour pouvoir le trimballer dans mon sac. Et puis, j'ai tellement été déçue par Merry Gentry que j'étais à moitié persuadée d'encore tomber sur un livre érotique déguisé en roman d'urban fantasy. Heureusement, ce n'était pas le cas.

Je suis tout de suite rentrée dans l'histoire, même si celle ci n'a vraiment rien de particulier et fait très vaguement penser à Buffy. Le rythme est enlevé, bourré d'action, le style simple et efficace et de nombreux passages m'ont fait rire. J'ai juste un peu été déçue par la fin, qui verse dans le grand n'importe quoi et transforme Cat en super warrior de l'occulte. Ce qui est totalement illogique pour une fille aussi jeune et qui vient à peine de commencer sa carrière dans le business de la chasse aux vampires.

La grande force de ce roman tient surtout dans ses personnages principaux : Cat et Bones. Ces deux là sont tous simplement géniaux. Ils sont drôles, attachants et leur tandem fonctionne à merveille. On y croit dès les premiers instants de leur rencontre et même si l'évolution de leur relation est prévisible, on s'en fiche, on est à fond. D'ailleurs j'étais contente que leur couple se concrétise dès le premier épisode. Pour une fois, l'auteur s'est abstenue de nous faire mariner pendant plusieurs tomes avant de nous donner un os à ronger. Oui Patricia Briggs c'est toi que je regarde.
Si la série continue dans cette voie là c'est avec plaisir que je lirai les prochains tomes.

Titre VF : Au bord de la tombe (Chasseuse de la nuit #1)
Titre VO : Halfway To The Grave (Night Huntress#1)
Auteur : Jeaniene Frost
Genre : Bit-lit/urban fantasy

27 août 2011

1984

"C’était une journée d’avril froide et claire. Les horloges sonnaient treize heures." Voila l'un des incipit les plus célèbre de la planète, pour un roman qui l'est encore plus. Est-il encore besoin de présenter Big Brother, ce leader omniprésent, dont les portraits envahissent le moindre mur de la ville de Londres en cette année 1984? Le camarade Winston étouffe dans cette société totalitaire où il ne se sent pas à sa place. Jusqu'au jour où il rencontre la belle Julia et se met à croire en ses rêves.




Alors c'est bien?

1984 est le genre d'ouvrage qui fout la pression. Il fait parti de la catégorie des livres cultes ; genre si tu l'as pas lu a 50 ans tu as raté ta vie. Ça faisait au moins 5 ans qu'il traînait dans ma bibliothèque sans que je puisse me résoudre à le commencer. De temps en temps je le sortais de son étagère, le contemplais deux trois minutes, rassemblais tout mon courage....et le remettais à sa place. La pression je vous dis! Il aura fallu l'organisation d'une lecture commune pour que je me jette enfin à l'eau.

Une simple chronique littéraire ne suffirait pas à en faire le tour. Il y a trop de choses à dire. Si je devais résumer cette œuvre en un mot, ce serait "glaçant". Orwell nous met en présence d'une société déshumanisée, ou la notion d'intimité n'existe plus et où le lien humain à totalement été détruit. Cette lecture a été pénible pour moi. Non pas à cause du style qui est impeccable, mais de la violence qui émane du texte, de cette atmosphère froide et ce sentiment de désespoir qui vous étreint la gorge.

Rien n'est formellement interdit en Océanie, mais tout comportement considéré comme non orthodoxe peut vous porter préjudice. Le Parti ne puni pas, il rééduque. La peur, la colère, la délation sont encouragés dès l'enfance, alors que l'amour, l'amitié et le sexe sont réprimés. On monte les femmes contre les hommes, les maris contre les épouses, les enfants contre leurs parents.

Le "Parti" a mis en place la dictature ultime, métaphore des peurs de l'auteur et de son époque. Car il ne faut pas oublier que malgré la modernité du texte, ce livre a été publié en 1949. On peut donc clairement voir une référence au régime soviétique dans ce parti unique, avec son chef charismatique objet d'un culte de la personnalité, ses slogans, ses défilés, ses camps de travaux forcés, son déni du "moi" au profit du "nous".

On peut aussi y voir de la méfiance vis à vis de la modernité. En Océanie tout progrès technologique est utilisé pour intensifier la répression. L'innovation n'est pas encouragée, sauf dans les domaines de l'armement et de la rééducation (torture). Les télécrans, présents dans toutes les maisons, émettent et transmettent simultanément et sont impossibles à éteindre.. Le moindre mouvement (et son) est retransmis. Il n'y a plus d'espace privé ou intime si ce n'est, comme le dit Winston : "dans les quelques centimètres carrés de son propre corps".

Mais le plus effrayant dans tout ça, c'est la falsification de l'histoire et la double pensée. Pour le Parti le passé n'existe pas en soi, seulement dans l'esprit des hommes et dans les preuves matérielles de son existence. Si ces preuves là sont truquées, si le peuple croie en ce changement, alors le trucage devient réalité. Ce qui nous amène à la double pensée. Cette gymnastique intellectuelle imposée par le Parti consiste à croire inconditionnellement tout ce qui est affirmé par les autorités, même si c'est totalement improbable. Si le Parti dit que tu as cinq doigts, alors tu en as cinq. S'il dit qu'un fait n'a jamais eu lieu, il n'a jamais eu lieu.

Cette lecture m'a donné un vague sentiment de désespoir et l'envie de réunir tous mes potes pour aller faire la fête. Elle a aussi une consonnance particulière quand on est né, comme moi,  en 1984.

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune avec : Hidile,Felina, Aurélie, lau1307, Tchae, Rose, Kincaid,lynae, Korto,
                                        
Titre VF :  1984
Titre VO : 1984
Auteur : George Orwell
Genre : Science fiction

21 août 2011

Le Baiser des ombres (Merry Gentry #1)

Merry est une petite coquine une fille pas comme les autres. Elle n'est pas seulement l'employée d'une agence de détective à Los Angeles, c'est aussi une petite coquine la princesse Meredith NicEssus, nièce d'Andais, Reine de l'Air et de l'Obscurité de la Cour Unseelie. Mi-humaine mi-Fey, mais surtout mortelle, elle a toujours été considérée comme une paria par les siens, au point de devoir prendre la fuite pour sauver sa vie. Mais on ne peut pas éternellement échapper à la reine. Quand celle ci la retrouve enfin, Merry craint pour sa vie. Elle est loin de se douter du marché que sa souveraine va lui proposer.


Alors c'est bien?

Il faut absolument que je me procure une version originale pour savoir si le nom de notre chère Merry résulte d'un problème lexical entre l'anglais et le français ou si se sont nos amis traducteurs qui se sont amusés un peu. Parce que NicEssus....sérieusement...ça me semble un peu suspect.... M'enfin ça correspond assez bien au caractère de la miss, qui n'est pas très farouche.

C'est qu'en commençant le bouquin, on ne s'attend pas vraiment à autant de scènes érotiques. Encore une fois, je n'ai rien contre, si elles sont bien écrites et utiles à l'intrigue. Mais là, j'avoue que je suis restée perplexe. J'ai eu le sentiment que certains passages ne servaient à rien sauf à nous raconter des cochonneries.  La première scène, ça va encore. elle veut piéger le méchant et se fait asperger d'une huile aphrodisiaque, ok. la deuxième passe aussi. le choc, et puis les effets de l'huile ne se sont pas atténués, je veux bien. Mais après ça devient n'importe quoi. Tout est prétexte à flirts poussés et gâteries en tout genre. Sauf qu'à force de s'enthousiasmer sur la libido de son héroïne, l'auteur perd de vue son intrigue qui au final ne ressemble plus à grand chose.

Pourtant ça démarrait bien. Si elle n'a rien de révolutionnaire, l'idée de l'agence de détective était bonne et l'enquête de départ aurait pu être passionnante si elle avait été un peu plus exploitée. Ce qui n'est pas le cas. On a d'ailleurs plus aucune nouvelle des deux victimes par la suite, alors qu'on nous explique bien qu'elles sont en grand danger et risquent de ne pas survivre. Quelques passages sont bien faits et tiennent le lecteur en haleine : la fuite en voiture et l'attaque des trucs volants par exemple. Mais la plupart du temps on a l'impression de scènes collées les une aux autres sans aucune cohérence, et servant juste prétexte à caser des passages salaces. Les personnages ne sont pas très intéressants, ni très profonds et l'héroïne franchement exaspérante. L'auteur a clairement voulu bâtir une ambiance sensuelle et dangereuse. Raté! On a plutôt l'impression d'être dans un lupanar.

C'est une grosse déception, surtout sachant que Laurel K. Hamilton est l'auteur de la saga Anita Blake, qui est beaucoup plus réussie.


Titre VF :  Le Baiser des ombres (Merry Gentry #1)
Titre VO : A Kiss os shadows (Merry Gentry #1)
Auteur : Laurell K. Hamilton
Genre : Bit-lit/urban fantasy

17 août 2011

Challenges historiques

 Je me suis un peu lâchée hier, et me suis inscrite à deux challenges d'un coup! Ces deux challenges ont pour thème l'histoire.



Le challenge Histoire, proposé par Pragmatisme. Le but est de lire sur le thème de l'Histoire, que ce soit des romans, biographies, essais...Peu importe la période, peu importe le pays et pas de nombre minimum de livres imposés. Les manga et les BD sont également acceptés dans le challenge. Le challenge démarre dès à présent et se terminera le 1er septembre 2012.




Le challenge Polars historiques se concentre, comme son nom l'indique, sur les polars historiques. Il est organisé par Samlor. Il est illimité dans le temps et comporte trois niveaux : 
- Niveau Fronsac : 10 polars historiques
- Niveau Le Floch: 6 polars historiques
- Niveau Tân : 2 polars historiques
Sur ce challenge je me suis inscrite pour la catégorie LeFloch.

Voila deux challenges en plus! Sans compter le challenge halloween pour octobre, que je vais surement finir par faire!

15 août 2011

La croix d'ossements (Mercy Thompson #4)

Mercy Thompson n'a décidément pas le temps de souffler. Alors qu'elle tente de se remettre de ses dernières mésaventures, voila que la reine de l'essaim la soupçonne (non sans raison) de vampiricide. Histoire de calmer le jeu, elle accepte d'aller aider une ancienne amie de fac qui a de sérieux problèmes de fantômes. Était-ce une bonne idée de s'éloigner? Pas sûr, car il se pourrait que le seul vampire de la ville soit plus dangereux que tout l'essaim réunit.




Alors, c'est bien? 
J'aime beaucoup les aventures de Mercy Thompson, car les évènements évoluent toujours dans le bon sens : celui qui me convient. Oui, j'ai un petit problème avec les séries. Je m'attache beaucoup aux personnages et après quelques tomes, j'ai tendance à vouloir régenter leurs vies. Et si les choses ne se passent pas comme je veux ça peut vraiment m'énerver. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai arrêté de lire la série Anita Blake. Cette pauvre enfant s'était mise à partir dans tous les sens au lieu de se caser définitivement avec l'homme que je lui avais choisi qui était le mieux pour elle.  Pour l'instant, Mercy fait les bons choix, elle se met avec Adam. Brave petite.

J'ai beaucoup aimé ce quatrième tome. Les relations entre les différents protagonistes s'étoffent. Mercy se rapproche d'Adam et fait fasse à l’hostilité de la meute qui n'est pas trop contente d'accueillir un coyote dans son giron. Bande de racistes! On en apprend aussi un peu plus sur les relations entre les membres de l'essaim, notamment entre Stéphane et Marsilla. Ces deux là sont plus proches qu'on ne l'aurait pensé. J'ai trouvé leur relation émouvante, même si elle reste malsaine (ce sont des vampires quand même).

L'intrigue est assez pesante. Mercy est traumatisée par ce qui lui est arrivé dans le tome trois et beaucoup plus fragile. On plonge aussi plus profondément dans l'univers glauque des vampires avec l'essaim (le procès), mais aussi avec " le monstre", le vampire psychopathe du coin. Il m'a vraiment rendue mal à l'aise celui là. Et comme à chaque fois, le rythme est soutenu, l'action cohérente, même si la fin est un peu facile à mon goût. Bref, un très bon moment.

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune avec :  Azilys, Ethernya, Korto, Petitepom, Tigrouloup, Yumiko

Titre VF :  La croix d'ossement (Mercy Thompson #4)
Titre VO : one crossed (Mercy Thompson #4)
Auteur : Patricia Briggs
Genre : Bit-lit/urban fantasy

8 août 2011

HUNGER GAMES: KATNISS & RUE

En attendant la sortie du film en mars 2012, voila une vidéo de la dernière scène entre Katniss et Rue, faite par des fans.

Attention, si vous n'avez pas lu le livre, c'est un GROS spoiler.

Le choix de l'actrice qui joue Rue peut paraître bizarre, vu qu'elle n'est pas censée être une petite blonde, mais pour les puristes qui trouveraient ça inadmissible, l'auteur explique son choix dans la description de la vidéo.



Franchement, je suis bluffée. Ok, ce ne sont pas vraiment des amateurs, mais avec leurs petits moyens ils ont vraiment fait du bon boulot. Les deux actrices sont convaincantes et on retrouve bien l'ambiance du roman.

5 août 2011

Swap vacances



Comme je ne prends pas de vacances en juillet/août, j'ai décidé de participer à un petit swap, histoire de me remonter le moral. Quoi de mieux qu'un swap spécial vacances pour s'évader un peu quand on bosse alors que tout le monde autour de soi se prélasse sur la plage!

Cette fois ci j'ai fait équipe avec Zulie qui m'a envoyé plein de jolies choses.


Un roman : Battle Royale, je suis trop contente car je projette de le lire depuis super longtemps
La BD de la blogueuse Pénélope Bagieu
Un manga : The Tale of Destiny, que je ne connaissais pas mais qui est très sympas.
Un petit carnet et un cahier de sudoku (j'adoooore le sudoku)
Une broche et des bracelets
Un savon à la lavande et une pochette en forme de cœur à mettre dans mon armoire à linge, qui maintenant sent bon la lavande.
Une carte postale et un marque page
Des bonbons et des sachets de thé

Merci beaucoup à Zulie pour son joli colis et à strawberry pour l'organisation.

31 juil. 2011

Les trois cartes (La tour sombre #2)

L'obscurité descendait sur le monde et le monde changeait...
Roland, le pistolero, s'éveille sur une grève déserte. Issus de la mer, des monstres carnivores l'attaquent et lui dévorent quelques doigts des mains et des pieds... Affaibli, rongé par l'infection, il sent qu'il va mourir s'il ne franchit pas la Porte qui mène à d'autres espaces-temps.






Alors c'est bien

Je n'avais pas été très enthousiaste après la lecture du premier tome de la saga, qui ne m'avait pas vraiment plu mais qui restait intriguant. Et puis la légende veut que si le premier tome de la saga n'est pas franchement fun, ça change avec les volumes suivants. Ah bon?

En fait...je crois que j'ai préféré le premier tome. Au moins, il avait un côté western mystique, une identité, ce dont Les trois cartes manque cruellement.

Déjà, dès le départ j'ai rien compris. J'avais quitté Roland dans les montagnes, je le retrouve sur une plage, encerclé d' homards bizarres et avec quelques doigts en moins. Ce que j'aurais bien voulu savoir, c'est comment il y a atterri, sur cette fichue plage! Bon, comme il ne le sait pas lui même, le mystère reste entier. Grosse frustration dès le début. Non parce que j'aime bien qu'on m'explique les trucs moi en fait.

En tout cas sur cette plage, il n'y a pas que des homards qui se baladent mais aussi des portes. C'est la troisième dimension!!!!! Si si c'est vrai! Grâce aux portes, Roland peut venir dans notre monde pour ramener ses petits compagnons. Et là, le récit s’emballe un peu sans pour autant devenir passionnant.

Les trois cartes c'est un peu une scène d'exposition qui durerait 400 pages. Et 400 pages, c'est long. J'ai eu l'impression que King devait absolument rendre un manuscrit d'une certaine longueur et qu'il ramait pour l'atteindre. Donc, des dialogues inutiles et des scènes qui s'étirent en longueur, comme pour servir de remplissage. Les scènes de "brassage" notamment, dont je n'ai pas vu l'utilité.

Celui qui sauve un peu tout ça c'est Eddie, qui est un personnage très réussi, à la fois touchant et drôle. Le passage où Roland se rend dans son monde pour le chercher est l'un des plus réussi. Même si j'ai trouvé qu'il acceptait toute cette histoire un peu trop facilement. Un mec qui se loge dans mon esprit pour me parler, ça m'arrive à moi, je me fait interner direct. Eddie, non. Il s'interroge 30 secondes et c'est parti mon quiqui.

Maintenant, je suis bien embêtée. Je ne suis pas sure d'avoir envie de lire la suite, mais je sais que je vais quand même le faire car j'ai juste envie de savoir s'il va finir par l'atteindre cette fichue tour!!!!

NB : je les ai trouvés plutôt sympas moi, les homards...

Titre VF :Les trois cartes
Titre VO: The drawing of the three
Auteur : Stephen King
Genre : Fantasy

27 juil. 2011

Premières lignes : Jurassic Park

La fin du XXème siècle a vu dans le domaine scientifique une nouvelle ruée vers l'or d'une ampleur considérable : un mouvement impétueux et acharné pour commercialiser les découvertes du génie génétique. Le phénomène s'est développé si rapidement et a fait l'objet de si rares études en dehors de la communauté scientifique que son extension et ses conséquences sont très mal comprises.
Jurassic Park-Michael Crichton

18 juil. 2011

La première leçon du sorcier (L'épée de vérité #1)

Richard mène une vie tranquille dans la forêt. Normal, c'est un forestier. Pourtant, les choses vont se gâter pour lui quand il tombe nez à nez avec Kahlan, dont il tombe instantanément amoureux. Mais la belle ramène des problèmes, dans lesquels le pauvre Richard va plonger tête baissée. Le voila catapulté sauveur de l'humanité, seul rempart possible contre le terrible Darken Rahl.




Alors c'est bien?

Dans l'ensemble, ce fut une lecture plutôt agréable. L'histoire est intéressante, même si j'ai eu un peu peur au début. Les aventures de nos deux héros sont variées, il y a de bon moments de tension et certains passages m'ont fait hurler de rire, tandis que d'autres me faisaient verser une larme. Les personnages secondaires sont bien réussis même si certains sombrent assez facilement dans la caricature. J'ai une petite faiblesse pour Zedd que j'ai trouvé hilarant.

Et pourtant ce n'est pas un coup de cœur. Les deux personnages principaux, Kalhan et Richard, sont niais comme c'est pas possible. Sérieusement, au bout d'un moment tu as juste envie de les frapper. Dans le genre notre amour est interdit, je souffre, il ne faut plus qu'on se voie mais non en fait parce qu'il y a Darken Rahl à combattre même si on a aucune chance! Notez que l'auteur n'a pas fait dans la subtilité dans le choix du nom de son méchant. On ne peut pas faire plus explicite que Darken Rahl et je ne peux pas m'empêcher de penser à Dark Vador, avec l'épée de vérité comme sabre laser...bref, je m'égare.

De toute façon la subtilité, c'est pas trop son truc à Goodkind. Il a souvent besoin de nous expliquer des choses qu'on peut comprendre sans lui, ou de nous donner de gros indices sur ce qui va se passer par la suite. Je sais pas, il a peut être peur qu'on se perde. Qu'il se rassure tout de suite, l'intrigue n'est pas d'une complexité exceptionnelle, ce qui est une bonne chose.

Bref, une lecture plaisante, je lirai sans doute les prochains tomes.

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune avec : Léo Elfique, reveline, Tchae, ptiteelfe


Titre VF :La première leçon du sorcier
Titre VO: Wizard's first rule
Auteur : Terry Goodkind
Genre : Fantasy



8 juil. 2011

Les Mensonges de Locke Lamora (les Salauds Gentilshommes #1)

Locke Lamora est un voleur brilliant. Avec sa bande, les Salauds Gentilshommes, il détrousse sans vergogne les riches habitants de la ville de Camorr, tout en se faisant passer pour un petit voleur minable auprès de Barsavi, le boss de la pègre locale. Mais voila que l’énigmatique Roi Gris se met à assassiner un à un tous les hommes de Barsavi avec la ferme intention de prendre le pouvoir. Et il a décidé que Locke lui serait utile. Contre leur gré, les Salauds Gentilshommes se retrouvent alors embarqués au beau milieu d'une guerre de pouvoir qui pourrait bien leur faire perdre des plumes.


Alors c'est bien?

J'ai vraiment passé un bon moment avec Les mensonges de Locke Lamora. Tout est là. Un héro attachant légèrement looser (mes préférés), un univers ultra riche et plein de promesses, des personnages hauts en couleurs, de l'action, du stress, de l'émotion, de la magie...

Pourtant ce n'était pas gagné d'avance. Les 100 premières pages sont plutôt poussives. L'opération Salvara met très longtemps à se mettre en place et l'auteur nous abreuve de descriptions à longueur de temps. Je déteste les descriptions. Elles ne servent pas à grand chose en général. Pire, elles plombent le rythme du récit. C'est exactement le cas pour Les mensonges de Locke Lamora. Et c'est vraiment dommage, car ce roman aurait pu être parfait si l'auteur s'était maîtrisé un peu.

Je commençais à m'endormir sur mon bouquin quand tout à coup, le miracle. Les choses ont commencé à s'emballer sérieusement. Moi qui avais mis une semaine pour parvenir à bout du premier quart, j'ai dévoré le reste en deux jours. Lynch nous trimballe d'une péripétie à l'autre à la vitesse d'une comète (même s'il ne peut s'empêcher de glisser une petite description de temps en temps le sagouin). On ne sait plus où on en est entre les intrigues à tiroirs et les retournements constants de situations.

Et puis cette ville de Camorr! Une pure merveille! Construite sur les ruines d'une ancienne cité extraterrestre, elle est à la fois hideuse et merveilleuse. Lynch réussit parfaitement à retranscrire l'atmosphère poisseuse de ses bas fonds, ainsi que celle nette et froide des beaux quartiers. Pas grâce à des descriptions, mais à cause de ce qui s'y passe. C'est un endroit d'une extrême violence, où des enfants sont pendus pour le vol d'une simple pièce et où les fêtes s'accompagnent de batailles à mort entre des femmes et des requins. La cité est un personnage à part entière du roman, au même titre que Locke et ses compagnons.

Cette bande est extrêmement sympathique. On s'attache très vite à chacun d'entre eux, avec une petite préférence pour les frères Sanzas de mon coté. On a envie qu'ils réussissent leurs coups, qu'ils se sortent de leurs problèmes... Et bon sang pourquoi on ne voit jamais Sabetha? On peut dire qu'elle ménage son entrée celle là. J'attends avec impatience le moment des retrouvailles entre elle et Locke.

Peut être dans le tome deux....


Livre lu dans le cadre d'une lecture commune sur Livraddict avec : Blackwolf - Ptitetroll - Ellcrys - Lamalal' - Miss Spooky Muffin - Phooka - Plumeline - Setsuka - Taliesin


Titre VF :Les Mensonges de Locke Lamora
Titre VO :The Lies of Locke Lamora
Auteur : Scott Lynch
Genre : Fantaisie
D'où vient il :e book

4 juil. 2011

Swap in english



J'ai décidé de me lancer dans un deuxième swap, le premier auquel j'avais participé m'ayant vraiment plu. Je me suis donc inscrite au swap In English, organisé par Dae. Le principe de ce swap est simple : lire en anglais.

J'ai reçu mon colis aujourd'hui, de la part de Gaëlle et j'étais surexcitée. (comme c'est un swap en chaine, je n'ai pas envoyé de colis à Gaëlle mais à Laurence qui devrait le recevoir d'un jour à l'autre)

Tout était très joliment emballé.














En ouvrant les paquets je n'ai pas été déçue. Il y avait :
_ 3 livres : True Grit, The vampire Lestat, et The Graveyard Book.
_ 2 barres de chocolat (miam!)
_ 1 marque page
_ 1 paquet de thé vert
_ 1 magnifique petit calepin sur le thème de Jane Austen















Merci beaucoup à Gaëlle pour ses choix, c'est parfait.

23 juin 2011

Avis de tempête (Les dossiers Dresden #1)

Harry est le meilleur consultant de la police de Chicago. Bon, ok, c'est aussi le seul dans son domaine : la magie. Dès qu'un meurtre semble un peu trop étrange, la police fait appel à lui. Alors quand le lieutenant Murphy lui demande de venir l'assister sur une affaire de double meurtre manifestement causé par de la magie noire, il saute sur l'occasion. Mais qui dit magie noire dit sorcier maléfique, et ça, Harry ne l'avait pas prévu.





Alors c'est bien ?

Après Harry Potter voila Harry Dresden. Je ne suis sûrement pas la première à faire la blague, mais en lisant ce roman j'ai un peu eu l'impression d'être en face d'un Harry Potter qui aurait quelques années de plus. Le coté geek de la magie peut être. Pourtant, soyons francs, les deux personnages n'ont strictement rien à voir et leurs univers non plus. Le monde d'Harry Dresden est beaucoup plus sombre, plus adulte, et un tantinet mélancolique.

On pourrait appeler ce livre, l'histoire d'un magicien dépressif. Il faut dire qu'il est pas très jovial le garçon.  J'ai eu envie de le prendre dans mes bras et de lui faire des câlins pendant la majeure partie du roman. C'est qu'il n'a pas une vie très marrante. Niveau copine c'est le calme plat, niveau business aussi, et son statut de magicien n'arrange pas vraiment sa vie quotidienne. Bref c'est un bon gros looser...terriblement attachant. Je vous le dis tout de suite, je continuerai la série rien que pour lui. J'ai envie de voir si la loose va continuer dans sa vie (espérons que non) et s'il va se trouver une petite amie (je croise les doigts).

Pour moi, le roman est sauvé par son personnage principal, car l'intrigue n'est pas franchement à tomber par terre. Attention, je ne dis pas que c'est mauvais. On ne s'ennuie pas, le rythme est soutenu et certains passages sont impressionnants. Particulièrement celui  ou Harry utilise la force de l'éclair pour combattre un démon. Mais l'ensemble est assez banal et prévisible, ce qui gâche le plaisir.

Ok,  je fais ma difficile, j'ai quand même passé un bon moment en compagnie d'Harry et il me tarde de lire la suite.

Extrait
Le téléphone sonna.
Je le fixais avec une pointe de colère : les magiciens sont des types sombres et terrifiants. Je décrochais à la troisième sonnerie, le temps d’effacer tout désespoir de ma voix.
—Dresden.
—Oh ! Je suis bien chez Harry Dresden ? Le… euh… magicien?
On avait l’impression que mon interlocutrice s’excusait d’avance, au cas où elle m’aurait offensé.
Non, pensai-je. Je suis Harry Dresden le, hum, caniche nazi. Harry le magicien, c’est l’étage du dessous.
Un des principaux commandements du mage lambda est de ronchonner.

Titre VF : Les dossiers Dresden : avis de tempête
Titre VO :The Dresden files : stormfront
Auteur : Jim Butcher
Genre : Paranormal
D'où vient il : de la bibliothèque  
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